Quan Khi Dao

 

Le Qwan Ki Do est un Art Martial original mis au point par Maître PHAM XUAN TONG, mondialement reconnu par les experts de plus haut niveau.

Le QWAN KI DO (ou QUAN KHI DAO en vietnamien), est la synthèse de styles chinois très anciens et d’écoles vietnamiennes renommées.

Du courant chinois, nous trouvons trois écoles principales :

  • L’Ecole SHAO LIN ou TIEU LAM, dans laquelle se retrouve une grande variété de techniques, dont de nombreuxcoups de pied sautés ou encore les techniques de CHIN NA ou CAM NA.
  • L’Ecole WO MEI ou NGA MI, de la montagne Wo Mei Shan, regroupe de nombreuses techniques de saisie et de projection, ainsi que les techniques basées sur l’observation des animaux.
  • L’Ecole TANG LANG ou DUONG LANG, caractéristique du sud de la Chine et de l’ethnie Hakka, est basée sur l’imitationde la mante religieuse, avec des attaques rapides des membres supérieurs, visant à percuter les points vitaux, ainsiqu’à luxer les différentes articulations.

Les écoles vietnamiennes, quant à elles, sont réputées entre autres, pour les ciseaux volants, ainsi que pour la boxe libre utilisant les coudes, les genoux, sans oublier les tibias.

Concernant les armes traditionnelles, la complémentarité sino-vietnamienne existe aussi.
Du courant chinois se retrouve la pratique des 18 armes traditionnelles, dont le bâton, le tri-bâton, la chaîne, la lance ou les crochets-sabres.


Les armes vietnamiennes, comme celles d’Okinawa, sont davantage d’origine agraire : Long Gian (Nunchaku), Moc Can (Tonfa), ainsi que But Chi (Bêche volante) et truelles, plus typiquement vietnamiennes.

Gymnastique Asiatique

 

Le Tâm Khi Thê est la discipline de "bien-être" enseignée par Maître PHAM Xuân Tong.
Elle se compose de deux parties qui se potentialisent l'une l'autre :

  • la gymnastique TÂM-THÊ, dite "gymnastique psycho-corporelle"
  • la gymnastique taoiste ou KHI CÔNG "culture de l'énergie"


1. TÂM-THÊ
C'est une discipline d'origine vietnamienne, enseignée dans les courants bouddhistes.
C'est une gymnastique douce dont les principes fondamentaux sont issus du Kinh Dich (Yi Jing).
Riche de cette culture ancestrale des mouvements et des transformations incessants des aspects Am Duong (Yin Yang), le Tâm-Thê prend forme dans une succession de mouvement lents, enchaînés avec douceur et fluidité au rythme du souffle. Des concentrations mentales spécifiques accompagne la gestuelle et guide ainsi le pratiquant vers l'établissement de la paix intérieure.

"Tâm" désigne l'esprit, le coeur
"Thê" désigne le corps, l'individu

L'enseignement du Tâm-Thê se compose de trois niveaux, avec pour chacun l'étude appronfondie d'un enchaînement et des méthodes pour l'exécuter (visualisation, son, circulation énergétique...).
Pour chacune des formes, l'on peut employer une pratique "Am" (Yin) utilisée pour la relaxation ou "Duong" (Yang) pour dynamiser.
L'emploi d'ustensiles (batôn, éventail, épée...) trouve aussi sa place dans cette discipline.
Le Tâm-Thê est une quête du "mouvement racine", dénué de tension et de tout stress perturbant les trois états de l'être : corps, énergie, esprit.

2. KHI CÔNG
C'est une gymnastique taoiste d'origine chinoise et notament du mont E Mei dans le sud de la Chine.

"Khi" désigne énergies, souffle, émanation...
"Cong" désigne travail, effort, culture...

Au travers de mouvements et de respirations spécifiques, les différents systèmes fonctionnels du corps sont stimulés. Les énergies corporelles sont canalisées dans les méridiens énergétiques ou concentrées en des zones précises du corps.

Dans la pratique du NÔI CÔNG le pratiquant peut aussi travailler dans l'immobilité et développer l'exercice de la méditation.

Le Tâm Khi Thê se présente telle un discipline de Bien-être, accessible à tous, et adapté au besoin de notre époque.

Self-Défense

 

Ce sont des techniques conventionnelles qui consistent à mettre en difficulté une agression ou, selon certaines applications, d'anéantir l'agresseur.

Ces techniques sont diverses, selon chaque type d'agression, et nécessitent un entraînement rigoureux.

Maîtriser une attaque par ces techniques appropriées n'est pas toujours évident, celà dépend non seulement de nos capacités physiques et techniques ainsi que de nos connaissances infaillibles à l'auto-défense, mais aussi de nos facultés psychiques. Car l'agresseur pourra être un dangeureux individu prêt à tout.
Notre ultime décision de déployer nos connaissances doit être fulgurante, sans faille et sans hésitation, toute résistence sera fatale pour notre sécurité.

Cette réalité est avant tout un ensemble incontournable de plusieurs axes, à savoir : la technique de l'auto-défense, la formation physique, mais aussi et surtout les techniques fondamentales qu'il faut pratiquer avec assiduité et persévérance.

Les armes

 

Depuis tout temps l'être humain a essayé de se nourrir et de se protéger par l'usage d'objets prolongeant la main. Se faisant il a créé l'arme.


Pour chasser un animal sauvage et assurer sa subsistance ou bien pour défendre son foyer contre des brigands, les armes étaient plus efficaces que les mains nues et les pieds.
Les armes ont évolué en fonction de l'évolution de la maîtrise du feu et de la forge pour les armes en métal qu'elles soient tranchantes ou non, ainsi qu'en fonction du contexte historico-culturel, locatif et socio-professionnel comme le bâton long pour les porteurs d'eau ou les conducteurs de barques, certains couteaux, comme les Song Diêp Dao, pour les bouchers, etc... D'autres armes ont été développées dans le cadre militaire.

Certains historiens des arts martiaux, toutes origines confondues, pensent qu'un certain nombre de quyêns sont à l'origine fait pour l'entraînement aux armes, comme par exemple "Quan Ky Môt" pour le Bong.
Aujourd'hui le travail des armes se fait dans un contexte de connaissance culturelle et d'amélioration de sa capacité de coordination gestuelle par l'utilisation d'un engin extérieur.
On développe l'habileté motrice, la dextérité, comme le ferait un compagnon maîtrisant à un niveau élevé l'outil de son métier.

En Qwan Ki Do, l'origine des armes est à la fois chinoise et vietnamienne.
Du courant chinois, on retrouve les 18 armes de bases et du courant vietnamien des armes plutôt d'origine agraire, comme le Long Gian ou le Môc Can, ou venant de métiers spécifiques comme les truelles.

Maître Pham Xuân Tong dispense son enseignement en quatre catégories d'armes :

  • Les armes en bois
  • Les armes articulées
  • Les armes tranchantes
  • Les armes de jet


On pourrait ajouter une cinquième catégorie : les armes dites "rares" soient parce qu'elles revêtent un caractère dangereux ou bien parce que leur maniement demande des qualités psycho-physiques particulières.

Voici le nom de toutes les armes enseignées :
Bong, Song Côt, Môc Guom, Môc Can, Long Gian, Tâm Thiêt Gian, Cuu Khuc, Guom, Kiêm, Dai Dao, Ma Dao, Ma Tau, Song Yên Dao, Song Diêp Dao, Thuong, Song Cau

Pour en savoir plus, consultez la rubrique Armes

Techniques de casse au Qwan Ki Do

 

Cette discipline présente plusieurs aspects :

. Le Ngoai Luc qui consiste à briser des matériaux divers à l'aide d'éléments naturels du corps (tête, mains, coudes, pieds, tibias,...) mais aussi, à un certain niveau, à résister à la casse d'un matériel sur une partie du corps.

. L'entrainement de l'énergie interne Nôi Luc qui pourra orienter le pratiquant vers différentes applications comme supporter aussi bien le froid que la forte chaleur, ou alléger le corps pour marcher sans bruit (Dê Khi), ou encore alourdir son corps (Thiên Cân Truy), ou escalader un mur lisse (Bich Hô Du Tuong)...

. A un niveau plus élevé, briser à distance un objectif choisit (Da Chuong) ou pratiquer le Diêm Huyêt : science médicale traditionnelle qui consiste à frapper à des endroits précis du corps, pour perturber ou détruire les méridiens de l'adversaire et de le condamner à une mort lente (à ne pas confondre avec la frappe des points sensibles ou mortels du corps). Pascal Fauliot a relaté dans son livre "Les contes des Arts Martiaux" (Ed. Albien Michel) un conte sur cette merveilleuse science médicale, qu'aujourd'hui malheureusement peu de Grand Maître possède.